Europe & Co
Consultation publique jusqu’au 4 mars 2019 !
La Commission européenne a lancé une consultation publique sur la directive cadre sur l’eau et la directive sur les inondations (ouverte du 17 septembre 2018 au 4 mars 2019). Elle vise à recueillir des retours sur la manière dont ces directives ont modifié la gestion durable de l’eau, amélioré l’état des masses d’eau et réduit les risques d’inondation dans l’UE. Cette consultation publique intitulée « Fitness Check of the Water Framework Directive and the Floods Directive » est accessible sur le site de la Commission européenne.
Dans ce cadre, une centaine d’organisations environnementales ont lancé une campagne européenne pour sauver la loi sur l’eau de l’Union Européenne (UE) !
Cette campagne, intitulée #ProtectWater, est menée par la coalition Living Rivers Europe. Elle ambitionne d’encourager les citoyens d’Europe et d’ailleurs à participer à cette consultation publique de la Commission européenne sur la Directive-cadre Eau (DCE). Seule opportunité pour le grand public d’avoir son mot à dire dans l’évaluation de la loi. Cette campagne offre aux citoyens un outil simple pour s’exprimer en faveur du maintien d’une législation forte et efficace.
—— MESSAGE TRANSMIS dans ce cadre le 3 mars 2019 (extrait) ——- Extrait de la Contribution transmise de 3 mars 2019 dans le cadre de cette Consultation publique (ID: 0bb361d0-474f-4144-9bcf-9639f6e37e84) Question 27. Avez-vous déjà rencontré un problème lié à la qualité ou à la quantité de l’eau dans votre région ?Oui. Dans l’affirmative, veuillez fournir une brève explication du problème (2000 caractère(s) maximum) : Le cas du ruisseau le Sillon et de Martineau, et du puits Martineau, à Limal (Wavre) dans la vallée de la Dyle (bassin versant de l’Escaut) avec une série de dis-fonctionnements constatés : (1) ruisseau contaminé par une série de rejets d’eaux usées domestiques alors qu’il se trouve dans une zone d’égouttage collectif (avec station d’épuration) depuis bien longtemps (2) nouveau permis d’urbanisme communal octroyé en 2018 pour une habitation autorisant les rejets d’eaux usées vers le ruisseau alors qu’un égout est existant dans la rue (réf. permis d’urbanisme N°17/114 CoDT) (3) ruisseau pollué longeant un captage d’eau potable (puits Martineau) et rejoignant la Dyle (4) eau de distribution du puits Martineau ayant présenté entre 1 et 5 % de non conformités pour les paramètres Escherichia coli et entérocoques intestinaux (sans que la population en soit avertie) (5) captage du puits Martineau ayant perdu sa zone de prévention forfaitaire entre 2017 et 2018 (sans que la population en soit avertie) (6) pollution de l’eau distribution de la zone par le BAM (métabolite des pesticides dichlobenil et du fluopicolide) en 2014-2016 à un niveau supérieur au critère de 0.1 µg/l de la Directive 98/83/CE (sans que la population en soit avertie) (7) critères appliqués par l’administration (cf. notice méthodologique) et l’opérateur (cf. Rapport d’essai réf. N° 18RE-242 de VIVAQUA) devenu progressivement plus laxiste pour le BAM, soit 0.2, puis 0.5 µg/l pour l’eau de distribution dans cette zone de distribution et l’ensemble du territoire de la Région wallonne (sans que la population en soit avertie). (8) pollution par d’autres métabolites de pesticides (metazachlor ESA, metolachlore ESA et chlorothalonil ESA) non comptabilisés dans le calcul de la somme des pesticides annoncé.
Wallonie
Consultation publique jusqu’au 19 juin 2019 !
La Région wallonne organise une enquête publique du 19/12/18 au 19/06/19 intitulée « Enjeux pour une meilleure protection de l’eau en Wallonie » (D/2018/11802/73) —— MESSAGE TRANSMIS dans ce cadre le 17 juin 2019 (extrait) ——-Bruxelles
Consultation préalable au Plan de Gestion de l’Eau 2022-2027 de la Région de Bruxelles-Capitale
—— MESSAGE TRANSMIS dans ce cadre le 31 août 2019 (extrait) ——- Madame, Monsieur, Par la présente, je me permets de vous donner un avis sur le Plan de Gestion de l’Eau 2022-2027 de la Région de Bruxelles-Capitale. En tant que bruxellois (né à Etterbeek) habitant le bassin versant de l’Escaut, je suis attaché à la préservation et/ou à la restauration de la qualité des masses d’eau souterraines et de surface, et particulièrement inquiet des conséquences potentielles de certains polluants chimiques sur la santé de l’homme et des autres êtres vivants (cf. alerte sur la chute de biodiversité publiée le 6 mai 2019 par la plateforme intergouvernementale IPBES). Il s’agit ici d’un avis ciblé sur une problématique essentielle qui me semble être négligée par Bruxelles Environnement, à savoir les pesticides et leurs métabolites dans les eaux, et en particulier la gestion et le suivi de ces polluants dans les eaux de consommation humaine produites et distribuées par l’opérateur VIVAQUA. Cet avis concerne directement 4 des 7 enjeux majeurs listés dans le document Programme de travail et calendrier prévisionnel – Synthèse des questions importantes et liste des acteurs (février 2019), soit : 3. Qualité des eaux souterraines : comment renforcer les actions permettant à la masse d’eau souterraine des Sables du Bruxellien d’atteindre le bon état quantitatif et qualitatif ? 4. Comment garantir une plus grande appropriation du Plan de gestion de l’eau par les pouvoirs publics (régionaux et communaux) et les citoyens ? 5. Comment garantir la qualité et la performance des services d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement des eaux usées sans engendrer des coûts excessifs ? 6. Renforcer et pérenniser la coordination internationale, inter-régionale et intrarégionale Après de nombreux contacts directs pris auprès des autorités compétentes belges et des autres pays membres de l’Union européenne, j’ai en effet constaté que Bruxelles Environnement, compétente pour l’eau de distribution en Région de Bruxelles-Capitale (1) ne publie pas d’informations claires sur les modalités de calcul de la conformité des eaux de consommation humaine vis-à-vis des pesticides et (2) accepte des modalités et critères moins sévères que d’autres autorités comme l’AFSCA. Afin de ne pas alourdir ce message, je me limite à vous transmettre pour comparaison (cf. ci-après) des extraits d’échanges d’Email sur ces questions d’une part avec l’AFSCA (Mme Ann De Keuckelaere en 2018 et Mme Véronique De Bie en 2019) et d’autre part avec la direction générale de VIVAQUA (qui a été désignée par Bruxelles Environnement pour apporter les réponses à mes questions). On constate, par exemple, que le célèbre pesticide Glyphosate tant décrié n’est pas pris en compte par VIVAQUA dans ses évaluations de la conformité des eaux de consommation humaine pour les pesticides, de même que 5 métabolites « problématiques » pourtant bien détectés en cocktail par son laboratoire, en particulier en 2018 dans l’eau de distribution du village de Limal en Brabant wallon, soit : le Chlorothalonil ESA (Vis-01), le Metazachlore ESA, le Metolachlore ESA, l’AMPA (métabolite du Glyphosate) et le 2,6-dichlorobenzamide (BAM). Concernant les métabolites de pesticides, je préfère ici utiliser le terme »problématique » plutôt que « pertinent ». Ce terme « pertinent » est en effet sujet a polémiques et confusions tant du point de vue scientifique que juridique et linguistique dans le cadre des législations applicables dérivées de la Directive 98/83/CE qui est par ailleurs en pleine phase de révision. QUESTIONS : (1) Pourquoi ne pas considérer les avis plus prudents de l’AFSCA sur cette question des pesticides dans les eaux de consommation humaine ? (2) Pourquoi se limiter à considérer le seul avis du Comité d’agréation des pesticides concernant les métabolites de pesticides que ce dernier juge « non-pertinents » ? Pour information, il est intéressant de noter qu’interrogé sur la question cruciale des « effets cocktails » des pesticides et métabolites, M. Olivier Guelton, chef de la cellule Autorisations des produits phytosanitaires et vice-président du Comité d’agréation produits phytopharmaceutiques à usage agricole, m’a indiqué dans sa réponse par Email du 20/08/2019 que « La procédure actuelle est basée sur l’estimation des effets pour les substances séparées ou les formulations séparées, pas pour des expositions à des « cocktails » de substances ou de produits présents dans l’environnement. L’EFSA travaille depuis plusieurs années sur le sujet et a publié des opinions. C’est une thématique en cours de développement« . Restant à votre disposition pour tout complément d’information. Bien à vous Dr Ir Jean-Luc Fourré Ir agronome (défense des végétaux – UCLouvain) – PhD (sciences agronomiques – UCLouvain) – Rue du Petit Sart, 11 – 1300 Limal (Wavre) – 0475/961012
« Comprendre et ne pas juger » (Georges Simenon) « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde » (Albert Camus – Poésie 44 – Sur une philosophie de l’expression – 1944)
Pesticides et métabolites dans les eaux
Eau secours !
Eau secours ! est le nom donné à une exposition réalisée par le Professeur Bruno Schiffers de l’Unité Analyse, qualité et risques (laboratoire de phytopharmacie) de Gembloux Agro-Bio Tech, Université de Liège.Canada
Eau secours !
La coalition Eau secours ! est un organisme à but non lucratif du Québec dont la mission est de promouvoir la protection et la gestion responsable de l’eau dans une perspective de santé environnementale, d’équité, d’accessibilité et de défense collective des droits de la population.Professeur Scientifix
Eau secours !
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