Rivières sauvages & cours d’eau à restaurer

Eau secours !

Sur notre planète Terre de plus en plus densément peuplée et surexploitée par Homo sapiens, les rivières sauvages encore naturelles, vivantes, et riches en biodiversité, sont malheureusement devenues une denrée rare.

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Il est essentiel de sauvegarder ce patrimoine naturel, et de restaurer la qualité physico-chimique, écologique et hydro-morphologique des cours d’eau malmenés par une artificialisation à outrance et par la pollution.

France

Le Label « site rivières sauvages » (wild rivers site), initiative lancée par l’ONG European Rivers Network et WWF-France, et en cours de traduction et d’extension au niveau européen, a comme principal objectif d’être un outil au service des gestionnaires des milieux aquatiques d’eau courante pour améliorer la protection et la conservation des rivières qui présentent un bon fonctionnement écologique. Il doit servir à développer à la fois une marque de reconnaissance auprès du public (qualité environnementale), une distinction pour les gestionnaires (Pêcheurs, Parc naturel, etc.) et une valorisation collective d’un territoire d’exception.

De son côté l’Observatoire de la continuité écologique et des usages de l’eau (OCE) met en avant les problèmes liés à la volonté d’effacement d’un certain nombre d’obstacles à l’écoulement sur les rivières française (cf. carte des sites détruits ou menacés). Il considère notamment que « les orientations (des autorités publiques) ne résolvent aucunement le problème prioritaire de l’eau : la pollution, qui n’est pas correctement traitée ni même mesurée avec les bons indicateurs« . Et a publié un article résumant une récente synthèse sur l’évolution des rivières européennes de plaine depuis six millénaires : Des rivières naturelles aux rivières anthropisées en Europe: poids de l’histoire et choix des possibles pour l’avenir (Brown et al 2018).

A lire :

Belgique

Wallonie

l’Artoise (ou Wartoise !?), une rivière franco-belge faisant partie du bassin versant de la Seine et prenant sa source à deux pas de la fameuse abbaye Notre-Dame de Scourmont (cf. bière trappiste de Chimay) constitue, depuis 2016, la première rivière pilote pour la traduction du label français « site rivières sauvages » à l’échelle européenne. La Houille, une autre rivière franco-belge passant par Gedinne, Beauraing et Givet, faisant partie du bassin versant de la Meuse, sera peut-être la prochaine candidate pour décrocher ce beau label.

En ce qui concerne la restauration des cours d’eau, un peu d’espoir… Grâce au programme Saumon-Meuse, mis en place dans les années 1980, le saumon est maintenant de retour dans la Meuse… Il avait totalement disparu vers 1935 ! A voir : CoSMos (pisciculture domaniale d’Erezée), un espace d’information à propos de la restauration du saumon atlantique dans le bassin mosan. Étant donné l’incroyable périple de ce grand poisson migrateur, les dangers qu’il a dus vaincre tant en mer qu’en eau douce, et son comportement instinctif de retour vers son lieu de naissance, tel Ulysse revenant à Ithaque, l’idée est venue d’appeler cet espace consacré au saumon mosan: «CoSMos – L’Odyssée du saumon». Car il s’agit bien d’une véritable Odyssée tellement les dangers à vaincre sont grands et nombreux pour les saumons mosans !

De l’importance de créer du lien entre l’homme et les cours d’eau… Eaux usées, pollutions & inondations…

A lire :

Bruxelles

Bruxelles bientôt à la pointe du traitement des eaux (cf. article d’Aline Wavreille publié le jeudi 02 août 2018 à 11h29 sur le site de la RTBF). « C’est très surprenant, mais il y a un peu moins de 20 ans, Bruxelles déversait encore ses eaux usées directement dans la Senne, la rivière qui la traverse. Aujourd’hui, la Région de Bruxelles-Capitale se targue de rejoindre le sommet européen en terme de traitement des eaux. Elle est en train de rénover la station d’épuration Sud à Forest. Un chantier qui entre dans sa dernière ligne droite. A la pointe de la technologie, la station Sud traitera début 2019 de manière très fine les eaux bruxelloises pour en retirer par exemple des micro-plastiques. »

« L’objectif à terme, c’est une qualité d’eau de baignade pour la Senne ! »

A découvrir : les Etats Généraux de l’Eau à Bruxelles (EGEB), un mouvement citoyen pour interpeler, proposer, expérimenter, transformer, autonomiser et consolider… Créer ensemble des communautés hydrologiques.

Flandre

Le Sigma Plan développe une série de projets dans le bassin versant de l’Escaut destinés à protéger la Flandre des inondations, et en même temps à améliorer la qualité de l’environnement autour des rivières, pour les rendre plus naturelles. Citons entre autres le projet « Upper Dyle » (Bovendijle) au nord de Louvain (Leuven), et les projets « Hedwige Prosper & Doel Polder » au nord d’Anvers (Antwerpen). Ces derniers permettront de créer le futur « Grenspark Groot-Saeftinghe » en se reliant à la réserve naturelle « Pays inondé de Saeftinghe«  (Verdronken Land van Saeftinghe) située en Flandre zélandaise (Pays-Bas). Cette zone de marais salés est la plus grande zone d’eau saumâtre d’Europe occidentale.

Deux commissions intergouvernementales ont été créées afin de gérer de manière intégrée le District Hydrographique International de l’Escaut (DHI Escaut) : (1) la Commission internationale de l’Escaut (CIE) (Internationale Scheldecommissie – ISC) en 1994 et la « Vlaams-Nederlandse Scheldecommissie » (VNS) concernant l’estuaire de l’Escaut en 2008.

Grand-Duché de Luxembourg

A lire :

Suisse

A lire :

Balkans

La Campagne « Save the Blue Heart of Europe« (lancée par un groupement d’ONG dont EuroNatur et RiverWatch) a comme objectif de sauver les rivières sauvages des Balkans menacées par des projets de barrages hydroélectriques. Comme la Vjosa une magnifique et méconnue grande rivière sauvage d’Europe avec son parcours de 270 km, en Grèce (80 km) puis en Albanie, jusqu’à son embouchure en mer Adriatique.

Canada

Un pays encore riche en rivières sauvages… Mais où la gestion de l’eau n’est pas toujours durable (pollutions urbaines, industrielles et agricoles, gigantesques barrages hydroélectriques, pollutions liées aux exploitations extractives à grande échelle d’or, d’hydrocarbures issus de sables bitumineux, de gaz de schiste & Co).

A lire :

Nouvelle-Zélande

The health of New Zealand’s rivers and lakes is undeniably a controversial and divisive subject. 

A lire :

Monde / Nations Unies

L’organisation « International Rivers » est au coeur des luttes pour la protection des rivières et des droits des communautés qui en dépendent, essentiellement en Amérique latine, en Asie et en Afrique.

Pour l’ONU, l’eau est au cœur du développement durable et est essentielle à la survie de l’humanité.

Le 1er janvier 2016, les 17 Objectifs de développement durable du Programme de développement durable à l’horizon 2030 – adopté par les dirigeants du monde en septembre 2015 lors d’un Sommet historique des Nations Unies (ONU) – sont entrés en vigueur. L’objectif 6 vise à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau.

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En Belgique, c’est le Bureau fédéral du Plan qui est en charge du suivi de ces objectifs, via quelques indicateurs chiffrés :

 


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